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A l’occasion du colloque scientifique de la 5ᵉ édition du festival Odé Ibilè, organisé le vendredi 5 juin 2026 à Savè, la Professeure Yvette Onibon Doubogan a livré une communication sur la place et le rôle des femmes dans l’histoire du peuple Tchabè. Devant un public composé de chercheurs, de têtes couronnées, de cadres, d’étudiants et de festivaliers, l’universitaire a choisi de mettre en lumière deux figures emblématiques de la mémoire collective locale : Yéba Bédji et Iya Omégo.
A travers cette intervention, la Professeure Yvette Onibon Doubogan a rappelé que l’histoire du royaume de Savè ne saurait être racontée sans reconnaître la contribution déterminante des femmes à sa construction, à sa stabilité et à sa pérennité. Selon elle, les récits historiques ont trop souvent relégué au second plan les héroïnes qui ont pourtant marqué de leur empreinte la destinée de la communauté Shabè.
Pour illustrer son propos, elle s’est appuyée sur la figure de Yéba Bédji, présentée comme l’incarnation de la résilience féminine. A travers son parcours, la communicatrice a mis en évidence la capacité des femmes Tchabè à faire face aux crises, à préserver les valeurs identitaires et à assurer la protection de leur communauté dans les moments les plus difficiles.
L’autre personnalité évoquée, Iya Omégo, apparaît quant à elle comme le symbole de la sagesse, de l’autorité morale et de la stratégie politique. Figure majeure de la tradition locale, elle représente la transmission du savoir, la diplomatie et le leadership féminin qui ont contribué à l’organisation sociale et politique de l’ancien royaume de Savè.
Au-delà de l’hommage rendu à ces deux icônes, la Professeure Yvette Onibon Doubogan a lancé un appel en faveur d’une meilleure documentation de l’histoire des femmes Tchabè. Elle a invité les chercheurs, les gardiens de la tradition et les jeunes générations à poursuivre les travaux de collecte et de valorisation du patrimoine historique local afin de corriger les omissions du passé.
Pour l’universitaire, le festival Odé Ibilè doit demeurer non seulement un espace de célébration culturelle, mais également un cadre de réflexion et de production de connaissances sur l’histoire et l’identité du peuple Shabè. Son intervention a ainsi contribué à enrichir les débats du colloque scientifique tout en offrant aux jeunes filles de la région des modèles inspirants de courage, de leadership et d’engagement.
Cette communication figure parmi les temps forts de la 5ᵉ édition de Odé Ibilè, qui a une nouvelle fois démontré sa capacité à conjuguer valorisation culturelle, transmission du savoir et promotion de l’identité Shabè.