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Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé la dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). La motivation principale de cette décision prise par le régime militaire en place dans le pays des hommes intègres, est de protéger le processus électoral contre des coûts élevés et les influences politiques.
Les prochaines élections au Burkina Faso ne se dérouleront pas avec l’organe habituel chargé de le faire. La Ceni, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a été dissoute. Au cours de son conseil des ministres du mercredi 16 juillet, le gouvernement a procédé à sa dissolution dans le but d’économiser des fonds publics et de protéger le processus électoral des lourdes influences politiques, selon les déclarations du ministère de l’Administration du territoire. Un projet de loi est adopté durant le conseil des ministres et sera soumis à l’Assemblée nationale de transition pour évaluation.
Les élections seront désormais sous la responsabilité du ministre de l’Administration du territoire. La dissolution fait partie de « la refondation de l’État » et s’inscrit dans « la dynamique des réformes institutionnelles », a précisé le ministre Émile Zerbo, qui assure que cette décision permettra de « rationaliser les charges de fonctionnement de l’État ». Selon les informations fournies, la Ceni consomme une subvention annuelle de 500 millions de FCFA par an.
Par ailleurs, il souligne que cette initiative contribuera à éviter les « fortes influences politiques » et renforcera le « contrôle souverain » sur le processus électoral.
Mahugnon Singbo