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À un mois du début de la CAN, l’inquiétude grandit autour de la sélection béninoise. Les Guépards, encore traumatisés par leur lourde défaite 4-0 contre le Nigeria il y a un mois à Uyo, viennent de s’incliner une nouvelle fois ce mardi, battus 3-0 en match amical par le Burkina Faso. Le bilan récent est alarmant : sept buts encaissés, aucun marqué. Un signal rouge qui clignote de plus en plus fort.
Face aux Étalons, le Bénin n’a jamais trouvé le bon rythme. Dépassés dans l’intensité, trop friables défensivement et pratiquement inexistants dans les transitions offensives, les hommes de Gernot Rohr ont donné l’impression d’être dans la continuité de leur cauchemar nigérian. Chaque incursion burkinabè a semblé semer la panique, preuve que le groupe n’a pas encore retrouvé la solidité mentale nécessaire.
C’est bien là le cœur du problème : les Guépards paraissent encore marqués psychologiquement. Comme si la claque reçue à Uyo avait laissé une fracture difficile à refermer. Les automatismes tardent à revenir, l’efficacité est absente, la confiance se délite. À mesure que les minutes passent, l’équipe subit, recule, doute… et encaisse.
À quatre semaines du début de la CAN, cette spirale négative interroge. Le Bénin peut-il faire face à ses adversaires convenablement à la CAN ? Le groupe a-t-il les ressources pour se relever ? Rohr, qui souhaitait utiliser ce match amical pour bâtir des certitudes, se retrouve désormais avec davantage de questions que de réponses.
Le public, lui, commence à s’inquiéter. Sans but, sans victoire, et sans repère, la sélection nationale béninoise traverse l’une de ses périodes les plus problématiques depuis plusieurs années. La CAN arrive vite, très vite, et les adversaires attendus au premier tour n’auront aucune pitié.
Une réaction s’impose, urgente, vitale. Car pour l’instant, une chose est claire : les Guépards ont encore la tête à Uyo… et le temps joue contre eux.
Mahugnon Singbo