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Au Sénégal, la question du retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale agite déjà le débat politique après la fin de ses fonctions gouvernementales. Selon plusieurs interprétations juridiques fondées sur l’article 124 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, l’ancien Premier ministre dispose d’un délai d’un mois pour réintégrer éventuellement son siège de député.
Le texte prévoit en effet que tout député nommé membre du gouvernement voit son mandat suspendu pendant la durée de ses fonctions ministérielles. Son suppléant (Ismaila Mamadou Abdoul Wone) occupe alors provisoirement le siège, mais cette suppléance prend fin au plus tard un mois après la cessation des fonctions gouvernementales, sauf renonciation écrite et irrévocable du député concerné.
Dans les milieux politiques sénégalais, cette disposition relance les discussions autour d’un éventuel retour de Ousmane Sonko à l’hémicycle. Certains proches du pouvoir soutiennent qu’il n’a jamais officiellement démissionné de son mandat parlementaire, mais qu’il l’avait simplement suspendu conformément aux nouvelles dispositions institutionnelles. D’autres voix, en revanche, contestent cette lecture juridique.
Sur les réseaux sociaux, l’affaire suscite déjà des réactions, notamment autour du président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye, avec des commentaires ironiques et moqueurs largement partagés par les internautes.